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Lendemain de cuite

 
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Pr. Grastert
Chancelier

Hors ligne

Inscrit le: 16 Juin 2011
Messages: 8

MessagePosté le: 19/02/2012, 19:22    Sujet du message: Lendemain de cuite Répondre en citant

Le chancelier de l'Université de Verlor tenta de soulever une paupière, et, après un bon quart d'heure de bataille avec ses muscles, il réussit à receptionner des photons venant de l'extérieur. Il resta un autre quart d'heure allongé sur une surface inconfortable, les muscles endoloris et le corps tant fourbu que moulu. Il eut alors tout le temps nécessaire pour admirer le plafond de -de quoi, déjà ? j'ai un trou de mémoire- a ben si, c'est le plafond de la salle à manger. Il ne se souvenait pas des magnifiques ogives en bois qui s'y croisaient, ni les délicates peintures faites aux frais du contribuable. Il distingua même quelques anachronismes dans des scènes historiques, des incohérences scientifiques et des impossibilités. En réalité, la facture médiocre de ces réalisations offusquaient son bon goût, mais tout était mieux que de penser à la sensation poisseuse sur ses vêtements, la saveur amère sur sa langue, son crâne vrillé de milles aiguilles et la douleur en son entrejambe.
Mais la nature du scientifique prit le dessus, et le Pr. Grastert se posa la fatidique question : Pourquoi ?
Pour se faire, la première étape était d'observer. Avec un luxe de précaution et de prudence, il se redressa sur son séant, et se rendit compte de l'étendue des dégâts.
Le sol était poisseux de partout, mais ça allait, puisqu'il était caché par les cadavres de bouteilles et d'individus, plus morts que vifs, le tout dans une odeur acre d'alcool et de drogues. Le chancelier prit une fiole dans une de ses poches et la vida d'un trait. Un fulgurant sobrifiant, qui enlevait tous les effets secondaires de l'alcool. Une perle rare qu'il conservait précieusement en secret.
Il passa, tel un maître, parmi les corps inertes, observant par ci par là. Il trouva enfin ce qu'il trouvait.
Un énorme tas de chiffons gris se tassait dans un coin. Le chancelier le poussa d'un pied. Une tête barbue et échevelée, coiffée d'un petit bonnet gris, sortit de son centre, et regarda autour de lui.
-Szadeczki ! Réveillez-vous !
-Quedonc ? demanda ledit Szadeczki.
-Que s'est-il passé ici, par la loi de la conductivité molaire ionique ?
-Quequoiqu'est-ce ? J'en sais rien, moi.
-Bon, cherchez-moi Obermein.
-Ici, chancelier.
Ce que le chancelier avait en premier abord prit pour un manche de parapluie se trouva être le bras de l'économe dépassant des frusques du bibliothécaire.
-Qu'est-ce qu'Obermein fait sous vous, Szadeczki ?
-Non sabeo, Chancelier.
-Bon, très bien. Est-ce que quelqu'un sait ce qu'il s'est passé ici ?
Les deux bras gauches du Chancelier se levèrent, s'époussetèrent négligemment et observèrent la salle à manger.
-Par les favoris de van Hoepijn... murmura Szadeczki.
-Une tornade est-elle passée par là ?
-Je crains le pire à propos de ce qui s'est passé.
-Pensez-vous, demanda timidement Szadeczki, que nous nous sommes servis de nos... hum, et bien, vous savez. Nos appendici genitalae ?
-Je ne crois pas, fit Grastert. Aucun des cinquante boutons de mon pourpoint n'est défait.
-Comment savoir ce qui s'est passé, puisque nul ne s'en souvient ?
-C'est dans des moments comme ceux-ci que les philosophes se rendraient utiles.
-Pourquoi ?
-Ils diraient un truc du genre "si personne ne s'en souvient, ça n'existe pas". Mais bon, nous sommes des professeurs, donc des gens de raison. A aucun moment nous ne sommes démit de notre raison. Voilà qui règle la question. Nous avons fait une grosse sieste, c'est tout. Et personne ne viendra dire le contraire.


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MessagePosté le: 19/02/2012, 19:22    Sujet du message: Publicité

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M. Anaphore Vrillet
Conseiller

Hors ligne

Inscrit le: 08 Mai 2011
Messages: 5

MessagePosté le: 19/02/2012, 20:48    Sujet du message: Lendemain de cuite Répondre en citant

Vrillet était un bureaucrate, un des plus purs produits de la maison de Cherchemi. Son assiduité et sa capacité à ne pas remettre en cause l'autorité lui avait valu de grimper, plus rapidement qu'il ne l'avait voulu, les échelons de l'administration universitaire, au point d'accéder au point le plus important : Conseiller Universitaire Titulaire. Bien sûr, le conseil universitaire en était devenu le seul depuis l'émancipation de l'Université de la gravité terrestre. Vrillet devenait donc celui qui coordonait absolument tout sur l'île. Il ne fallait pas compter sur ces universitaires -mis à part l'économe à l'occasion- pour comprendre ce qu'est un organigramme, à recopier d'interminables colonnes de chiffres, ou remplir des formulaires.
Bref, M. Anaphore Vrillet vivait une vie de rond-de-cuir scribouillard, parfaitement à son aise dans son bureau.
Mais le dernier mois et demi a été le pire.
L'ambassadeur oumoyen (au nom imprononçable par les larynx verlorins) avait organisé une bacchanale dans les locaux de la salle à manger, et tous le personnel et serviteurs, sans compter le corps étudiant et enseignant au grand complet, s'y étaient donnés rendez-vous. La hiérarchie administrative avait courageusement fait face au problème en se calfeutrant dans les bureaux.
Quand l'atmosphère se fit respirable, au bout d'une cinquantaine de jours, les conseillers sortirent de leurs locaux, et, répondant à leur instinct primaire, retournèrent à leur place. Vrillet, en tant que conseiller universitaire titulaire, était aller récupérer le courrier, et était aller le confier au Chancelier.
Ses jambes flageollaient devant les portes de la salle à manger.
Il poussa le battant. Le cauchemar était complet. Les trois plus hauts dignitaires de l'Université étaient cependant déjà debouts. Le Pr. Grastert, rouge et fulminant à son habitude, se propulsa vers lui.
-Vrillet ! Que s'est-il passé, nom d'une équation différentielle ?
-Et bien, monsieur, d'après ce que j'ai compris, d'abord plusieurs choses. Tout d'abord, d'après le recensement, une vingtaine de serviteurs se sont enfuis. Probablement jetés par dessus bord. L'Edredonie, suite à une faille administrative dans notre contrat, passe sous obédience "provisoire" d'Edoran. La narde est en grand manque, mais, bonne nouvelle, il y en a partout sous forme de vomi. Un certain "petit prince" est provenu d'une aberration astronomique. Un homme, se faisant appelé Claude de Bortoli, ne portant pas le titre de professeur, a fait un discours métaphysique sur l'intelligence. Des bonniches se déclarent enceintes, aussi.
Le chancelier ferma les yeux, preuve qu'il rélféchissait.
-Bon, voilà ce que nous allons faire. Vrillet, retournez à votre office, et faites en sorte que l'Université ne tombe pas en miettes. Obermein, faites un discours visant à remmettre debout l'Université. Szadeczki, retrouvez-moi cet ambassadeur oumoyen. Quant à moi, je vais prévenir Edoran et Umujo que nous ne nous laisserons pas faire !


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