Institut de Verlor Index du Forum Institut de Verlor
Micronation virtuelle du Micromonde, scientifique, technocratique et totalement folle, bâtie autour de son Université perchée dans les nuages, flottant dans les airs. .
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Annihilation de la vie sur l'île du Locqdu

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Institut de Verlor Index du Forum -> Université -> Débarcadère
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Pr. Grastert
Chancelier

Hors ligne

Inscrit le: 16 Juin 2011
Messages: 8

MessagePosté le: 06/11/2011, 15:28    Sujet du message: Annihilation de la vie sur l'île du Locqdu Répondre en citant

Professeurs, vous tous qui êtes présent, je vous remercie d'être venus si nombreux. Aujourd'hui est un grand jour pour l'Institut car nous allons sauver le monde, en évitant la propagation de l'épidémie dont nous sommes les instigateurs. A la base de l'Université, à la pointe retournée, est fixée une bombe nucléaire abricotière. Elle sera larguée pile sur Coschemar-sous-Bois, ces petits abrutis superstitieux. J'espère qu'ils font leurs prières (Rires) 
  
Bref. Je vous rappelle juste les faits : une Capillopancréatite bucolique envahit nos terres. La bactérie est très virulente, et il n'existe pour l'instant aucun antibiotique. Selon nos simulations, la bactérie mutera suffisament pour qu'à minuit, elle soit capable de se déplacer dans l'eau, et atteindre les continents, où elle se développera. Nous nous devons d'enrayer cette épidémie, et, pour éviter une propagation pandémique, l'unique solution est de supprimer toute vie à la surface de l'île. Cela la rendra inhabitable pour des mois, voir des années, c'est pourquoi nous nous en débarrasserons et que nous n'y remmetrons plus les pieds. 
  
Je vous préviens également que les populations locales n'ont pas été prévenues. Certaines auraient été tentées de quitter l'île et donc de répandre les microbes, ce que nous voulons éviter. Ils vont donc êtres surpris, mais bon, c'est la vie, comme diraient certains !   

 Je tiens à vous rappeler aussi les modifications qu'engendrerons ce boulversement :   
  • En premier lieu, le point de vue économique : toutes les entreprises appartiennent désormais à l'Université, et seront gérées par l'Econome. Nous ne garderons également que la Compagnie de Distillation d'Eau-de-Narde, l'Agence d'Aérofaction de Verlor, le Chronique Pseudohebdomadaire Académique et la Guilde des Sémaphores. 
  • Nous en profiterons pour organiser une répression sur les laïcs. Nous pensons intimement que c'est à cause de leurs idées farfelues que la maladie se répand autant. Tout culte est désormais interdit, toute superstition également. Les Professeurs possèderont donc la supériorité hiérarchique, morale et intellectuelle qu'ils méritent et qu'ils devraient avoir légitimement depuis toujours. 
  • Nous organisons également des restrictions alimentaires et budgétaires. Les Professeurs seront prioritaires en tout, et les laïcs se contenteront des restes. Ils devront également s'occuper des cultures exactement comme le Bureau l'exige. Fini le libéralisme économique, agraire et artisanal. Bienvenue dans le Dirigisme Académique. 
  • Les laïcs doivent obéissance et respect aux Professeurs. Tout manque de respect sera sévèrement réprimé. Bien sûr, pour vous acclimater, il y aura un mois de tolérance . Mais plus après. Fini le laxisme, il faut que l'Université affirme sa suprématie. 
  • Cependant, notre Université sera toujours gratuite et obligatoire pour tous les enfants. Tous pourront bénéficier de l'enseignement et nous rejoindre, nous, Professeurs. Ne désespérez donc pas. 
Maintenant, trêve de palabres, et je vous invite tous à vous mettre aux postes d'observation pour mieux voir la fin de ce crampon qui nous aura freiner et qui aura failli devenir notre fin.   

  

  
Tous le monde se dépêcha aux postes d'observation. Les robes volaient, les lèvres babillaient. Certains professeurs prévoyants avaient apporter des chaises sur lesquelles se poster, d'autre des lunettes grossissantes, et d'autres étaient juchés sur les épaules de plébéiens payés pour ça.   
Le Chancelier, le Bibliothécaire et l'Econome sortirent chacun une clef accrochée autour de leurs cous, et les enfoncèrent dans des serrures. Un panneau de commande apparut, avec, au centre, un gros bouton rouge. Le Pr. Grastert l'enfonça, et un commis arriva à toute vitesse. Il reçut l'ordre de l'opticien d'aller larguer la bombe. Il se dépêcha, et les trois dignitaires se postèrent aux places de choix sur une estrade avec une vue imprenable, entourés des universitaires, académiciens et directeurs.   

  
Après quelques minutes d'attente insoutenables, on vit apparaître la bombe. De facture artisanale typiquement verlorine, avec de la tuyauterie, des ressorts, des engrenages apparents et une chaudière en laiton, elle fonçait à toute vitesse du Coschemar-sous-Bois, jaillissant tel un bubon au travers de la Forêt Dense du Locqdu.   

  
Quelques minutes s'écoulèrent encore. L'île du Locqdu Aérienne, qui allait bientôt devenir l'unique île du Locqdu, s'étaient posté depuis quelques jours à 7000 mètres d'altitude, afin d'éviter tout risque. La descente fut longue. Mais elle finit par atteindre sa cible. Une sphère de lumière blanche se déploya, engloutissant tout sur son passage. Elle grossit jusqu'à atteindre les 4000 mètres de rayon. A ce moment, plus rien de terrestre n'était visible, et le choc était phénoménal. Même à cette altitude, les Professeurs furent légèrement secoués.   
Puis la lumière disparut. Elle s'éteignit progressivement, ne laissant plus qu'une simple île dépourvue de toute construction, de toute trace de vie, y comprit de bactérie. Un simple petit cratère sur l'ancienne Coschemar-sous-Bois.  

  
Sur le débarcadère, c'était l'effervescence. Un groupe d'étudiants avait entamé une valse rapide et joyeuse. De nombreux professeurs s'étaient même mis à danser, tournant joyeusement au rythme des trois temps. Les autres se mirent à siffloter, à s'embrasser et à crier de joie. Un techicien s'était même faufilé dans la salle des commandes, et, sur l'air de la valse, l'Université elle-même se mit à tourner sur elle-même.   

  
Un grand jour que celui-ci. La dictature de l'Université allait enfin pouvoir réellement commencer...  


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 06/11/2011, 15:28    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Institut de Verlor Index du Forum -> Université -> Débarcadère Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

Sauter vers:  


Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Chronicles phpBB2 theme by Jakob Persson (http://www.eddingschronicles.com). Stone textures by Patty Herford.